REVENIR À LA FOI

 

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Nous sommes en 2015. Beaucoup de nos hommes politiques se considèrent comme en permanente campagne électorale. Certes, cela nous agace profondément, mais a au moins le mérite de nous faire réfléchir. En effet, peu à peu nous découvrons une vérité que l'on cherchait tellement à tenir cachée: la France n'est plus un pays chrétien. Cela, les français l'entendent de plus en plus souvent, et même nos évêques, si silencieux depuis tant d'années cherchent à faire réfléchir les chrétiens sur les nombreuses orientations qui furent prises en France, et même dans l'Église, depuis 1968. Peu à peu nous entendons des personnes dire la vérité. Ainsi, vers le milieu de l'année 2012, au cours d'une émission télévisée, un prêtre, l'ancien rédacteur en chef et d'autres collaborateurs de la revue "Le Pèlerin" ont avoué qu'ils étaient socialistes. Ils l'ont dit clairement. D'autres personnes furent plus nuancées compte tenu des projets très graves de notre gouvernement concernant, entre autres, la famille, l'euthanasie… Et certains allèrent jusqu'à oser dire "qu'il fallait comprendre que c'était la nouvelle culture qui remplaçait, en France, la culture chrétienne." Par contre, de Dieu, qui est quand même notre Créateur, il ne fut pas parlé. De Jésus non plus…

Comment aujourd'hui, ne pas être très en colère. Comment en est-on arrivé là? Et comment ne pas prendre la décision de travailler de plus en plus pour le Seigneur, pour Le faire connaître, Le faire aimer. Ne faudrait-il pas, maintenant, faire connaître les saints et les merveilles que fit pour eux le Seigneur?

Ne faudrait-il pas, également,  préciser un certain nombre de points concernant la foi, et surtout l'Eucharistie. Quand nous communions, nous sommes transformés en Christ. C'est nous qui assimilons le pain, mais c'est la divinité de Jésus qui nous assimile. Chacun de nous devient une cellule du Corps mystique du Christ; et c'est alors qu'un épouvantable vertige nous saisit devant l'immensité infinie de Dieu. En effet, dans le Corps du Christ, chacun de nous reste à sa taille et à son échelle humaine. Et nous qui  sommes si petits, peut-être sommes-nous déjà utiles là où nous nous situons, en Dieu, dans son Corps. Incroyable!

Dieu EST, de toute éternité, c'est à dire éternellement présent, car Il EST. Dieu pense et crée dans sa pensée; et de ses "ondes" éternelles et infinies, Il crée une création faite d'ondes multiples mais limitées et agissant les unes sur les autres, et probablement éternelles puisqu'elles viennent de Dieu. Dieu EST toujours, mais, pour sa création, il crée les temps. Et Il voit sa création fonctionner, et Il l'aime. Il aime surtout ses petits hommes, ces perfections qui, dans sa pensée, sont à la fois matière et esprit, synthèse étonnante. Tout est bien réglé et les hommes sont heureux en Dieu.

Tout était bien réglé en Dieu; mais voici le péché de Satan qui veut "gouverner" seul ses propres petites ondes: petites ondes, car le démon aussi n'est qu'une créature. De plus l'homme le gêne: aussi le tente-t-il perfidement et mystérieusement. Et l'homme, un peu naïf, se laisse avoir et s'éloigne de Dieu. Mais Dieu "rattrape" l'homme pour le mettre à l'abri dans son Corps, le Corps du Christ. Cela, c'est le miracle de l'Eucharistie.

Nous sommes en Dieu, mais Dieu est le Tout Autre. Nous sommes un composant, une cellule du Corps du Christ, tout en restant une vibration dans son éternelle vibration. Quand je meurs, je quitte le temps pour entrer dans la vibration éternelle de Dieu. Tout cela, c'est grand, c'est magnifique! Mais nous, petits hommes, nous perdons pied… Et parfois nous avons un peu peur.

Revenons à ce qui concerne notre foi. La plus grande douleur des chrétiens français c'est l'apostasie de la France, et le déclin de l'Église de France. Parfois nous avons l'impression de vivre un cauchemar: quand les français se réveilleront-ils? Quand oseront-ils réagir contre l'euthanasie, l'extension de l'avortement, le mariage des homosexuels?… Quand nos prêtres et les chrétiens catholiques comprendront-ils qu'ils ont été trompés? Nous trompons-nous lorsque, relisant des passages de l'apocalypse qui semblent annoncer ce que nous vivons aujourd'hui, nous nous mettons à craindre?

Seigneur, avec Vous nous voulons réfléchir. Dans l'humilité, mais aussi dans votre vérité. Réfléchissons avec notre Seigneur et essayons de voir enfin clair: en France, il y a eu trop de guerres, trop de souffrances, trop d'athéisme et d'actions perfides de la franc-maçonnerie et du communisme, trop d'aveuglements et trop d'indifférences et de laisser-aller. Revoyons le passé, et d'essayons de comprendre la cause de ce qui se passe aujourd'hui. Avant le Concile Vatican II, puisque l'on se réfère constamment au Concile Vatican II, avant le Concile, nos prêtres n'étaient pas mauvais, on peut même dire qu'ils étaient bons; pourquoi les a-t-on tellement critiqués? L'éducation donnée aux enfants et aux jeunes était peut-être un peu trop sévère, mais si bonne, trop bonne peut-être. Cependant il faut savoir que la sévérité dans l'éducation se retrouvait partout, dans tous les milieux sans exception: le but était de faire des hommes dignes de ce nom et capables d'assumer leur vie et d'être heureux. Pourquoi avoir détruit ce qui était si bon? Il ne faut jamais oublier qu'adapter, ce n'est pas détruire.

Dans certains milieux religieux que l'on ne cesse de critiquer, il y avait peut-être un peu trop de rigorisme, mais l'on pouvait supprimer ce rigorisme sans tout casser. Certes, des choses étaient à revoir dans l'Église, mais nous sommes bien obligés de faire le constat suivant: nous avions de bons prêtres, de bons parents, de bons éducateurs même dans les écoles laïques, des religieux et des religieuses dévoués. Et partout dans l'Église il y avait le respect de l'Évangile, le respect des autres; on ne se moquait pas de ceux qui voulaient rester purs, soit pour Dieu, soit pour donner à son futur conjoint (ou conjointe) la preuve de sa qualité d'homme (ou de femme) respectable et capable de volonté. On savait alors différencier le bien du mal; on se référait aux commandements de Dieu.

Certes, il ne faut pas dire que tout était parfait: incontestablement des adaptations, souvent liées au progrès technique et aux découvertes récentes étaient nécessaires, face à un athéisme toujours présent et menaçant, critiquant constamment ce qui se faisait de bien et de pur. Certes il y avait encore quelques relents de jansénisme à éliminer: et des explications bien structurées et adaptées aux divers milieux auraient été utiles. Mais le désastre moral auquel nous assistons aurait pu être évité. Et nous devons  ajouter que la pauvreté dans nos pays encore chrétiens n'avait rien avoir avec ce qu'elle est aujourd'hui. Déjà certaines personnes clairvoyantes et informées commençaient à percevoir les désastres liés au communisme et aux autres idéologies marxistes et  socialistes; mais soudain ce fut une explosion dramatique de mensonges avec l'arrivée du Concile qui aurait dû être un outil utile, mais qui fut complétement déformé. Pour soi-disant être dans l'esprit du concile, on a fait et fait faire le contraire de ce qui était écrit dans les textes d'un Concile que personne n'avait jamais lus.

Revenons encore en arrière: les critiques contre les "curés", les "bonnes sœurs", l'Église, le catéchisme, l'éducation se sont multipliées. On a même déformé l'Évangile dont on présentait les textes tronqués. Et bien sûr, "les prêtres étaient des hommes comme les autres…" Eh! Bien Non! Car les prêtres sont des hommes consacrés comme tous les baptisés, mais ordonnés au sacerdoce destiné à faire connaître et respecter l'Évangile. Et les erreurs se sont multipliées: il ne fallait plus faire trop d'efforts, il ne fallait pas contrarier les enfants, il ne fallait pas mettre de notes aux devoirs des élèves pour éviter les compétitions (en fait on a supprimé l'émulation). Et puis, n'est-ce pas, il fallait comprendre les jeunes, les laisser faire car "ils ont des choses à nous apprendre".

Et nous sommes arrivés là où nous en sommes. Ainsi dans notre église, il n'y a plus de costume religieux, pourtant signe, dit le Concile, "d'appartenance à Dieu". Le catéchisme est devenu "un parcours" qui ne parcourt pas grand’ chose… Dieu a disparu et les commandements de Dieu aussi. Plus de morale non plus puisque tout est permis… D'ailleurs, il ne faut plus utiliser ce mot: morale. Alors on a remplacé la morale par l'éthique: comme ça la plupart des gens ne comprennent plus de quoi il s'agit… Mais qu'importe: d'ailleurs toutes les cultures, toutes les religions se valent, n'est-ce pas?...

Force est de constater aujourd'hui que l'ignorance et l'analphabétisation règnent en France! Même dans l'Église, les hérésies reviennent. Quoi faire? De toute urgence revenir au bon sens, revenir à Dieu. Comment cela? En revenant aux sources de notre foi, à l'Évangile et à l'Écriture sainte, en prêchant le véritable amour de Dieu, donc du prochain. Mais attention! Aimer les pauvres, ce n'est pas les assister sans fin: le véritable amour passe par l'éducation. Enfin, et ce sera une première conclusion, il faut impérativement et rapidement retrouver les commandements de Dieu, source du bonheur, donc, aussi le catéchisme de l'Église Catholique. Tout cela n'est-il pas du simple bon sens?

Si notre monde retrouve la foi, il retrouvera le bons sens: c'est ce dont notre monde a le plus besoin aujourd'hui. Et surtout, nous retrouverons tous le vrai bonheur…

Paulette Leblanc

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