NOTRE PÈRE QUI ÊTES AUX CIEUX...

 

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Étrange! Il arrive parfois que tous les textes qui nous tombent sous la main parlent de la même chose. Depuis quelques jours c'est "Notre Père" qui se rappelle à mon bon souvenir. Est-ce un appel du Seigneur pour que je vous parle de Notre Père des Cieux, afin de contrecarrer toutes les attaques menées actuellement contre Dieu dans presque tous les pays du monde, y compris la France. Le Seigneur veut-Il que nous méditions sur son amour à partir de sa Merveilleuse prière? Notre Père, qui êtes aux cieux…

Notre Père, notre Dieu, est aussi notre Créateur à qui nous devons la vie et toutes ses merveilles. Curieusement, et contrairement à de trop nombreux jeunes, la plupart des personnes d'un certain âge aiment vivre. Elles aiment la vie que Dieu leur donne, elles aiment se retrouver avec le Père qu'elles aiment parce qu'elles L'ont connu. Oh! Elles ne L'ont pas vu avec leurs yeux humains car nous ne pouvons pas voir Dieu; mais elles L'ont connu, ont entendu parler de Lui et de sa bienveillance. Elles savent qu'Il a envoyé son Fils, sa Parole, pour nous délivrer du mal dans lequel nous nous sommes tous embourbés. Elles savent que "Jésus est au milieu de nous quand nous sommes deux ou trois à nous réunir en son nom". Elles aiment Dieu qui est aux Cieux tout en étant aussi présent dans toute la création puisque la création, c'est son œuvre. La création est infinie, au moins pour nous, car pour Dieu elle est bien finie, et Dieu porte toujours sa création dans sa grande main de Père amoureux de son œuvre et particulièrement des hommes qu'Il fit "très bons" et qu'Il aime toujours tellement. 

Oui, Dieu nous aime, Dieu aime tous les hommes, même les pécheurs "qui ne savent pas ce qu'ils font". Et aujourd'hui, il y a tant de pécheurs et de futurs pécheurs, tous ces hommes et tous ces petits enfants mal élevés, instruits contre le bien. Ils sont ou seront de grands pécheurs, mais ils croient et croiront bien faire, ne sachant pas ce qu'ils font. Seigneur, il nous semble  parfois vivre dans un monde de grandes ténèbres. Pourtant, Vous, Seigneur, Vous êtes bien dans les cieux… Et votre Fils, mort pour nous sur une Croix, est monté aux cieux et Il est assis à votre droite depuis sa Résurrection et son Ascension. 

Notre Père qui êtes aux cieux, que votre Nom soit sanctifié. Oui, que votre nom soit glorifié; que nous les hommes, devenus un peu moins pécheurs, voire même un peu saints, nous puissions chanter votre gloire, votre Amour, votre bonté, votre Miséricorde, votre Puissance. Oui, Seigneur, que nous tous, pauvres pécheurs, nous tous vos pauvres enfants, nous puissions, avec votre grâce, nous sanctifier en Vous aimant, en faisant votre sainte Volonté, en vivant de votre Loi de bonheur, votre Loi bénie. Oh! Oui! Seigneur! Que par nos efforts, notre début de sainteté, nous glorifiions votre Nom, car tout vient de Vous, y compris nos pauvres efforts. Notre Père béni, adoré et aimé, que votre Nom soit béni, glorifié, aimé, sanctifié. Que votre nom, Père, soit sanctifié, que votre règne arrive… 

Père, que votre Règne arrive, que votre Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. De nouveau nous revenons à la Loi de Dieu. Car demander à Dieu que sa volonté soit faite et que son Règne arrive, c'est commencer par observer le mode d'emploi de sa création, c'est à dire Sa Loi. Les hommes ont rejeté la Loi de Dieu, les hommes ont faussé le mouvement de la Création et les hommes sont malheureux. Alors, le Père qui veut que tout fonctionne correctement dans sa création, le Père a envoyé son Verbe, sa Parole incarnée en Jésus-Christ son Fils, pour sauver les hommes. Et le Christ, Parole de Dieu Incarnée se manifesta comme l'Agneau de Dieu. C'est pourquoi nous allons maintenant, nous attarder sur l'Agneau de Dieu.

Un jour, en Égypte, Israël fut sauvé par le sang de quelques agneaux. Chaque famille devait tuer un agneau sans tache, et enduire les linteaux des portes avec le sang de cet agneau. Quant à la chair de l'agneau, tout devait en être mangé dans la nuit, rien ne devait rester; le peuple obéit à Dieu, et le peuple fut sauvé. Et le peuple put s'enfuir loin de l'Égypte. Dans la Nouvelle alliance, l'Agneau de Dieu, c'est le Christ que Jean-Baptiste désigna aux futurs disciples de Jésus, André et Jean, en leur disant: "Voici l'Agneau de Dieu…" Oui, Jésus est l'Agneau de Dieu qui donne sa vie pour nous, pour sauver son peuple. L'Agneau de Dieu était donc inévitablement destiné à mourir. De plus, ayant pris sur Lui tous les péchés du monde, ses souffrances ne pouvaient qu'être atroces, surtout ses souffrances morales qui, à Gethsémani, l'écrasèrent. Aujourd'hui, le spectacle du monde perdu dans le péché est pour les chrétiens une souffrance atroce: physique pour les chrétiens persécutés, morale pour les chrétiens qui vivent dans un monde ayant perdu tous ses repères moraux. Parmi les péchés que Jésus a pris sur Lui, il y a les nôtres, et ceux de nos contemporains qui vraiment ne savent plus ce qu'ils font… Et cela risque encore de s'aggraver, et l'agonie de Jésus sera encore plus douloureuse, et sa mort sur la Croix encore plus atroce, car Satan est en train de transformer la civilisation chrétienne en civilisation de l'enfer. 

Chaque jour apporte son lot de sottises. Ainsi, récemment, des enseignants ont prétendu que, désormais, il sera inutile d'apprendre aux enfants à écrire manuellement… Lorsque l'on entend de telles choses, on se demande si l'on rêve ou non… Oui, vraiment, il faut revenir à Dieu de toute urgence; il faut suivre Jésus, l'Agneau de Dieu, c'est-à-dire vivre en bonté, en charité, en amour, mais aussi avec clairvoyance, lucidité, et courage pour mieux revenir à la Vérité divine que l'on a torturée par d'innombrables mensonges. Notre monde vit dans le mensonge et le mensonge est satanique. Tout ce qui est contre Jésus nous envahit, nous inonde, d'où l'obligation de témoigner de l'Amour de Dieu, de ne pas devenir des esclaves de la technique et des risques du numérique. Car le numérique peut disparaître en un instant en cas de panne mondiale d'électricité, ou de piratages qui deviennent de plus en plus nombreux. Quant à nos outils techniques, s'il n'y a plus d'électricité ils ne pourront plus fonctionner… Oui, aujourd'hui, notre cœur a peur. Nous Vous supplions, Jésus, hâtez-Vous, venez nous sauver, nous ramener à Vous: c'est urgent! Comment nos dirigeants ont-ils à ce point perdu le bons sens le plus élémentaire? Et comment notre hiérarchie catholique et nos prêtres ont-ils pu laisser notre civilisation se déliter à ce point? 

Nous entendons parfois sur la radio ou à la télévision, des réflexions incroyables. Ainsi, récemment, parlant du bonheur une émission a présenté des spécialistes de haut niveau prétendant que le numérique accroissait le bonheur. Erreur profonde: le numérique peut permettre d'aller plus vite donc de faire plus de travail, mais le bonheur, c'est Dieu; et Dieu a magistralement été oublié. Le numérique n'est qu'un outil, un outil qui ne fait que ce qu'on lui demande, le bien ou le mal. Mais l'outil reste neutre, il ne faut pas l'oublier. D'ailleurs, les outils meurent parfois, même maintenant. Il ne faut pas aller à l'encontre de la réalité, de la vérité. De plus, que reste-il quand le plaisir est fini? Le numérique n'est qu'un outil, comme une casserole, une poêle ou n'importe quelle machine; Les outils ne sont que de la matière sans âme. Or, le bonheur est spirituel et le vrai bonheur n'est qu'en Dieu. Les sensations ne sont pas le bonheur. Il y a là un grand écueil à éviter quoique "sentir" Dieu soit parfois indispensable, comme par exemple le bonheur de ceux qui découvrent l'Eucharistie pour la première fois. Le seul bonheur c'est Dieu, via sa Loi d'amour. 

Le bonheur, ce n'est pas Mammon, ni Eros, ni Belzébuth ou le pouvoir. Le bonheur, c'est l'union à Dieu qui conduit à l'amour du prochain. Le numérique peut donner du plaisir, mais jamais le bonheur vrai. La plupart d'entre nous utilisons beaucoup le numérique; c'est notre outil de travail. Il nous rend beaucoup de services; il nous permet de réaliser des travaux que nous ne pourrions pas faire autrement, mais ce n'est qu'un outil. Il nous rend service, mais il nous fatigue aussi, et cela, nous ne devons pas l'oublier. 

Il ne faut pas confondre plaisirs et bonheur. La violence, l'argent et le sexe conduisent inévitablement au malheur, un malheur souvent diabolique qui peut faire perdre la raison. En effet, pour certaines personnes fragiles, le numérique est le transmetteur de Satan. Que de vies ravagées, jusqu'à la démence, par le numérique laissé sans contrôle aux mains des enfants et des jeunes! Dieu Amour, Dieu notre Père seul rend heureux. Le bonheur, c'est la paix du cœur, le désir d'aimer donc de servir les autres, de recevoir leurs dons éventuels avec reconnaissance. Le bonheur, c'est la joie d'aimer et de se savoir aimé. Le bonheur est toujours un don de Dieu notre Père. 

Notre Père qui êtes aux Cieux, donnez-nous notre pain de chaque jour. Oui, Seigneur, nos corps ont besoin de pain, et nous Vous le demandons ce pain quotidien, nous vous demandons même de l'accompagner de friandises qui le rendent encore plus savoureux. Et puis Seigneur, nous Vous demandons aussi de nous accorder le pain spirituel dont nous avons un besoin encore plus grand que le besoin de pain matériel. Nous avons un grand besoin du pain eucharistique que votre Verbe, Jésus-Christ votre Fils nous a laissé et que nous pouvons recevoir aussi souvent que nous le voulons, à condition d'avoir obtenu le pardon de toutes nos fautes. C'est pourquoi, Père bien-aimé, nous Vous disons aussi: pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Apprenez-nous à pardonner même à nos ennemis afin qu'ils Vous découvrent. 

Oui, dans nos prières, nous devons savoir faire monter les autres vers Dieu; nous devons savoir pardonner vraiment car nous sommes tous des enfants de Dieu, toujours aimés de leur Père, même si nous avons beaucoup péché. Nous devons aussi pouvoir, malgré la difficulté, aimer nos ennemis; cela, Jésus nous le demande. Nous savons que le bonheur ne se trouve qu'en Dieu, sinon il meurt. Car tout meurt sur la terre, et tous les bonheurs humains, y compris le numérique, mourront aussi. Nos ennemis tout comme nous, sont des enfants du Père, et eux sont, comme nous, promis à la vie éternelle. Seigneur apprenez-nous à pardonner à tous ceux qui nous ont offensés, pour que Vous puissiez nous pardonner tous nos péchés… 

Et surtout, Père très bon, délivrez-nous du mal, ce mal qui rôde partout et qui nous tente… Notre Père qui êtes aux Cieux, délivrez-nous du mal, et pour cela, chassez Satan, ses suppôts et leurs tentations. Et si, pour nous former et nous rendre plus forts, Vous permettez au démon de nous tenter, surtout ne nous laissez pas succomber à ses tentations. Donnez-nous la force de résister à tous les attraits qu'il nous présente: ainsi nous serons délivrés du mal. Et nous Vous aimerons davantage.     

Paulette Leblanc – Novembre 20014

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